Voici un petit coup de main de Tamim'te pour le journal:
Nous sommes partis sous la pluie ce matin. Le paysage était encore ces magnifiques et forts arganiens dans les collines et montagnes nous entourant. Ils poussent même dans le roc à flan de montagne de l’Anti-Atlas. La route serpente en montant et les chemins étroits donnent le vertige lorsque l’on croise une voiture.
Arrêt à un « Bardad café » (remommé ainsi à l’arabe qui prononce les gh en rrrr.
Et Fatima qui continue:
L'établissement est tenu par un ami d'Hassan. Sa petite dernirès, Nejma (qui veut dire "étoile") est très enjouée et placote sans arrêt en nous disant "coucou" ou quelque chose comme ça. On nous sert du thé au fliou (plante sauvage à fleur mauve qui rappelle la menthe poivrée au goût) avec du pain frais encore chaud, de l'huile d'olives et du miel. Le tenancier est en effet apiculteur. Nous mangeons donc du "Tamim'te" aujourd'hui, hihihi! Le miel est très bon, avec encore un peu de cire d'alvéoles et assez foncé. Le pollen des arbres arganiers, les buissons et les fleurs sauvages des environs en sont la matière première. Ça goùte le Maroc.
Hassan est intéressé à mettre sur pied l'élevage des abeilles et la production de miel dans sa région alors il a une looooooongue conversation en berbère avec son ami.
Notre destination pour ce soir est Tafraout, lieu de vacances pour les marocains et les touristes mais calme en cette période de l'année. Les murs de construction ont une belle teinte rouge-rose avec des bordures contrstées peintes en blanc.
En approchant du village, la physionomie des montagnes changent. D'immenses blocs de granits sculptés par le vent et l'eau se détachent des falaises et font la réputation de la région. Nous partons en hors piste derrière le petit village d'Aguerd Oudadà la rencontre des blocs de granits. Nous y voyons un couple d'aigle en chasse qui volent en cercle dans le ciel bleu. Les amandiers se mélangent aux arganiers et Hassan nous offre un goûté d'amandes fraîches cueillies à même les arbres. Il faut cassé chaque écorce avec une pierre. Tamim'te est très bonne à la manoeuvre.
Nous allons faire un tour dans le village de Tafraout. Les berbères confectionneurs de babouches écoutent ou regardent le match de foot de la coupe du monde à la télé. Après le tour des échopes, Tamim'te et moi partons à la recherche d'une glace (le prétexte pour "granité" dans le titre de cette entrée de journal...). Le signe du magasin indique Crémerie. Il n'y a pas de glace. Ça doit être écrit glacier. On nous dirige vers la pâtisserie. À la pâtisserie, pas de glace non plu... on nous dirige à l'épicerie. Dans le congélateur, au milieu des sandwich à la crème glacée commerciaux, nous découvrons des glaces maison à saveur d'amande, de pistache et de citron. Et hop, les glaces aux pistaches trouven preneuses.
C'est maintenant le temps de retourner à notre hôtel pour faire trempette (et la traditionnelle sieste) dans la grande piscine avec vue panoramique sur la ville dans notre hôtel juché sur une colline: "Aux Amandiers".