Camino Francès - Saint Jacques de Compostelle travel blog

Francis et Christophe sous les Eucalyptus géants - Francis and Christopher under...


21km - 5h

Sur ce dernier jour avant l'arrivée à Santiago un sentiment agréable me gagne : celui d'être chez moi avec mes proches dans 2j. Car, oui, si l'aventure du pèlerinage vers compostelle est fabuleuse et riche sur bien des points elle n'est et ne doit être qu'une parenthèse dans ma vie. En lisant des commentaires sur des blogs et pages Facebook spécialisées sur Compostelle j'avais pris peur de m'être finalement enfermé dans ce monde du pèlerinage et ne plus pouvoir revenir avec une vie normale. Mais avec du recul est-ce que nos vies dites "Normales" sont la norme ? Le chemin m'a appris que l'on peut vivre de relations saines sans jalousie,  sans sectarisme de race, d'age, de sexe, sans "paraître " mais en restant simplement nous-mêmes, sans besoins inutiles créés par nos sociétés de consommation,...

Mais ne nous trompons pas le pèlerinage n'est pas "la vie". J'ai rencontré certaines personnes qui refont tous les ans un pèlerinage (souvent le même) comme Brock le canadien comme un morceau rayé sur un disque vinyle dont on n'en sortirait jamais. Ces gens pensent qu'ils ont trouvé une vie heureuse que de faire un pèlerinage tous les ans. Mais au fond ils doivent être bien malheureux. Non, profiter des bénéfices du chemin c'est de pouvoir continuer intégrer dans sa vie normale le meilleur de ce que l'on a apprécié ou appris dans ce pélerinage. Par exemple savoir que le bonheur ne tient pas à ce que l'on possède mais plutôt aux relations riches que l'on peut avoir avec autrui. C'est aussi pouvoir profiter à fond de l'instant présent sans se morfondre dans les regrets d'hier ou dans les désirs de demain. C'est d'influencer ces proches qui n'ont pas connu l'esprit du pèlerinage que la vie peut être appréhendée différemment.  C'est reconnaître ses vrais amis - ceux que le philosophe Alexandre Jolien appelle les amis dans le bien - et les garder précieusement. C'est de ne pas s'attacher aux lieux et biens matériels..." avoir son sac et son bâton de pelerin" prêts pour rebondir n'importe quand et n'importe où dans sa vie comme on le fait tous les jours d'un pèlerinage.

Ces 3 derniers jours de pèlerinage sont fait à trois avec Francis mon frère et Christophe qui aura était la rencontre la  plus marquante et enrichissante de ce pélerinage. De sacrés fou-rires ont ponctué agréablement.

 La ville de destination de ce jour n'a rien de particulier à visiter. On va très vite regagner notre albergue qui est une des plus neuves et pratiques de tout notre parcours. En plus nous étions 5 dans un dortoir de 17. Donc calme à part les ronflements de mon frère auxquels je commence progressivement à m'habituer. Demain soir à la même heure nous serons à  Santiago ultime étape de ce voyage.

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On the last day before arrival to Santiago a nice feeling overtakes me: to be home with my family in 2 days. Because, yes, if the adventure of the pilgrimage to Compostela is fabulous and rich in many ways it is and must be only a parenthesis in my life. Reading comments on blogs and Facebook pages specialized on  Compostela I was afraid I could be finally locked up in this world of pilgrimage and no longer be able to return to a normal life. But finally,  is what we call "Normal life" is the norm? The road has taught me that we can live a healthy relationship without jealousy, without sectarianism of  race, age, sex but staying just ourselves, without unnecessary needs created by our society of consumption, ...

But let me be clear :  the pilgrimage is not "life". I met some people who walk every year a way (often the same) as Brock Canadian who is  locked up in the pilgrimage  like the same song playing over and over on a scratched vinyl record. These people think they have found a happy life. But I don't believe them. No, to enjoy the benefits of the way, we know how to  merge  into our normal life the best of what we learned or appreciated in this pilgrimage. For example I know now that happiness does not depend on what I get or own, but rather the rich relationships we can have with others. It is also able to take full advantage of the present moment without moping in the regrets of yesterday or the desires of tomorrow. The challenge is to influence those relatives who have not experienced the spirit of the pilgrimage that life can be  different. It is to recognize his true friends - those whom the philosopher Alexander Jolien called "friends in the good" - and keep them preciously. This is not to become attached to places and material goods ... "to have our backpack and  pilgrim stick ready to leave anytime and anywhere in his life" as we do every single day of a pilgrimage.

These three last days of pilgrimage are done with my brother Francis and Christopher who has been the most significant and rewarding meeting of this pilgrimage.

The destination city today has nothing particular to visit. We will soon go to our albergue which is the newest and more practical of all albergues we stayed in. Also we were 5 in a bedroom of 17. So there was a lot of  calm except my brother snoring. Note that I gradually getting used to his snore. Tomorrow night at the same time we will be in Santiago last stage of this journey.

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