Camino Francès - Saint Jacques de Compostelle travel blog

Un peu floue mon frère en pleine ascension - a little fuzzy...

passage en Galice pas loin du col O Cebreiro - entering Galicia...

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Bonnes soeurs pelerines - Sisters pilgrims

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Mon frère heureux d'avoir atteint le col, un petit appel à son...

Vache égarée? - Lost cow?

Encore une statue de pélerin - Another pilgrim statue

Voilà les pieds de mon frère francis. Ça c'est des ampoules -...


19 km - 7h

Bon on devait faire une étape à 30km jusqu'a Triacastela pour rattraper le retard de 10km pris hier. Après 19km très physiques et le fameux passage du col O Cebreiro j'ai vu mon frère sans plus de ressources. Mjême les pauses répétitives ne lui donnaient plus l'énergie nécessaire pour repartir. Bien sûr nous aurions pu faire appel à un taxi pour lui mais je voyais que ça ne lui convenait pas. Il veut faire ce chemin à pied complètement. Quelle volonté ce fréro ? Marcher avec des plantes de pied ou il manque une grosse partie de la peau comme on le voit sur la photo (coeurs sensibles s'abstenir) , respect !

Ce qui était démoralisant sur ce trajet est que nous pensions qu'après avoir passé le col O Cebreiro il n'y aurait que des descentes. Et bien pas du tout. C'était un enchaînement de descentes et montées rudes sous un soleil toride. Mais heureusement c'était une étape très belle, verdoyante et donc la première partie vers Ô Cebreiro s'est faite en forêt.

Concernant la difficulté : je pense que ça n'a rien à voir avec la première étape extrêmement dure de Roncevaux. Et puis lorsque l'on a bientôt 700km dans les jambes c'est assez facile de gravir ce col. Je pense donc que les pelerins en font un mythe bon justifié.

Vers 14h30 alors que le soleil cogné fort nous arrivons dans le village de padprnelo et nous tombons d'accord de boire un verre dans ce bar isolé qui apparaît comme un virage en haut d'une rude montée. Alors que mon frère attend en terrasse j'entre pour commander les boissons et je m'aperçois que c'est une petite Albergue. Il y a de la place et une chambre juste avec 2 lits. Le rêve! Je réserve. Et quel sourire et soupir de soulagement quand je lui annonce à mon fréquence nous avions terminé la marche pour aujourd'hui. Je pense qu'avant cette décision il devait se demander comment il pourrait parcourir encore autant de km vers l'étape prévue initialement.

Nous avons également rencontré ce soir un couple heureux : nous les avions croisé sur le chemin arrêté dans une montee et complètement fatigués et démoralisé : il devait s'arrêter dormir à Ô Cebreiro mais sans avoir fait de réservation. Plus de place dans aucune albergue. Cela voulait dire pour eux d'ajouter 15km pour rejoindre les albergues des villes suivantes. Ils ont trouvé également de la place dans notre albergue. Le sourire leur est revenu.

Donc nous avons toujours ces 10km de retard. Pas de stress : profitons de l'instant présent, le chemin fera le reste.

A l'heure où j'écris ces lignes un orage est d train d'éclater. Demain on risque de devoir mettre les panchos anti-pluies. Mais quoi ? Francis me dit qu'il l'a laissé dans la voiture de Paul pour alléger son sac. Mais il le fait exprès ? Il veut que ce chemin devienne une pénitence ou quoi? Bon croisons les doigts et les bâtons de pelerins pour que sa veste à capuche suffise à le protéger s'il pleut beaucoup demain...

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Well we should have walked  30km to Triacastela today to catch up with the 10km lost yesterday. After  a very physical 19km to go over the famous  O Cebreiro Pass I saw my brother exhausted without any energy. Even repetitive pauses did not give him enough energy to walk. Of course we could have called a taxi for him but I could see that this did not suit him. He wanted to walk this path completely. What a such a will my brother  has? Walking with feet  missing a big part of the skin as seen in the photo...respect!

What was demoralizing for this trip is that we thought that after spending the O Cebreiro Pass there would be no climb. Well not at all. It was a series of climbs and descents under a toride sun. But fortunately it was a very nice stage, green and the first part towards O Cebreiro took place in the forest.

Regarding the difficulty: I think it has nothing to do with the first stage of Roncesvalles that was extremely hard. And with 700km in your legs it's pretty easy to climb this pass. So I think that the pilgrims made it a non justified myth.

At 2:30pm when the sun hits hard we arrive in the village of padernelo  and we take a drink in the bar which appears isolated as a top corner of a steep climb. While my brother sits on the terrace, I enter  the bar to order drinks and I realize that it is a small Albergue. There is room.. and a nice bedroom with 2 beds only. The dream! I reserve. And what a smile  when I announce to my brother that the walk is over today. I think thar before that decision he had to wonder how he could still go many kilometers to complete the stage initially planned.

We also met with a happy couple tonight: we crossed them  on the way and the were  stopped in a climb, completely exhausted and demoralized: they were planning on making a  stop to sleep in O Cebreiro but without making a reservation. No more space in any albergue. This meant for them to add 15km to join the next albergues in the following cities. They also found room in our albergue. The smile returned to them as well.

So at the end of the day we are still 10km behind schedule. No stress: we try to enjoy the present moment, the path will do the rest.

At the time of this writing there is   a storm breaking out. Tomorrow we may have to put the anti-rain Panchos. But what? Francis said he left it in Paul's car to lighten his bag. How come? He reallt wants this path to become a penance? Well fingers and pilgrims sticks crossed for  his hooded jacket is  enough to protect him if it rains a lot tomorrow ...

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