Camino Francès - Saint Jacques de Compostelle travel blog

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28km - 7h30

Lever à 6h à Ponferrada pour les 3 freres après une nuit assez hachée : Francis a eu une crise d'asthme et le pelerin qui dormait dans notre chambre à fait quelques allers/retours bruyants entre son lit et la salle d'eau.

Pendant la nuit j'ai longuement songé au risque qui me semblait devenir important d'abandon précoce de mes frères. Francis pour l'asthme et Paul pour les douleurs devenant fortes (ce qui est normal durant les 3 premiers jours). Au réveil Francis m'a rassuré : ce genre d'effort fait du bien pour l'asthme.  Quant à Paul j'étais beaucoup moins rassuré  car dans nos conversations revenait comme un leitmotiv le "je ne sais pas si je pourrais tenir"...

Petit déjeuner dans l'albergue, ce qui est rare à 6h30. Ce n'est généralement pas possible  avant 7h00 et c'est tard pour démarrer la marche surtout si l'on ne fait pas l'étape à vitesse rapide. Et c'est notre cas.

Après les préparatifs un peu plus organisés que la veille et la voiture de Paul rangée à nouveau dans le parking pour 9j, nous prenons le chemin.

La sortie de Ponferrada longeant  une route nationale était longue, sans intérêt et démotivante lorsque l'on n'a pas un mental fort pour ce genre d'épreuve. Car si pour moi cette routine est devenue ma drogue quelquesoit la qualité, la beauté et l'ntérêt de l'étape cela peut-être néfaste pour des personnes démarrant à peine l'aventure.

Les 9 premiers km en ville et puis au milieu de vergers mais toujours sur le bitume, à un rythme lent, m'ont semblé interminables. On a trouvé enfin un petit bar pour prendre un "cafe con leche" que notre corps demandait. Paul se lève pour aller au toilette et y puiser certainement le pour et le contre.  Mais le contre l'a emporté. La décision pourtant que Francis et moi prévoyons mais pour un peu plus tard est tombée. Paul jette l'éponge.  "Trop de douleurs, trop de km, trop de routine, pas le mental pour ce genre d'epreuves" dit-il.  Moi je dirais tout simplement pas prêt pour le chemin de compostelle.  Le pèlerinage ne s'entame pas sans une raison, un objectif.  L'objectif d'accompagner son frère dans les derniers km est adorable mais pas suffisant. Sans cette motivation on ne voit que les contraintes mais plus les bénéfices.  Mais il a fait l'effort de  venir et y croyait. C'est ce que je dois retenir.

Lors de cette annonce il restait une grande question : Francis mon autre frère allait - il continuer avec moi ou revenir avec Paul?  il était très embêté de laisser Paul revenir seul sur ces 10h de route mais avait une énorme envie de m'accompagner . Cependant des grosses ampoules commençaient à se former sous la plante de pied. Allait - il prendre un risque de m'accompagner et de devoir très vote abandonner avec la galère de revenir vers la France à partir d'un endroit sans transport en commun...

La décision devait être prise rapidement. Je ne suis pas intervenu pour ne pas influencer   Francis dans sa décision. Peut-être voulait - il vivre à present cette expérience à trois frères et se retrouver à deux lui n'avait plus le même intérêt?  peut-être souhaitait il malgré tout continuer avec moi car son objectif était vraiment de faire le chemin jusqu'au bout?  Après quelques secondes qui passèrent comme de longues minutes et avec l'incitation de Paul à continuer il décida de continuer l'aventure. Du pur koh-lanta. Du vrai reality show. Pourtant ce n'était pas un show mais une réalité. 

Nos chemins se séparèrent, Paul faisant tout seul le chemin de 9km à l'envers jusqu'à Pontferrada, vers sa voiture et la fin de l'aventure et Francis et moi vers la prochaine étape. 

La suite de l'étape à été chargée d'émotion et tristesse. Mais c'est la vie du camino. Ne pas penser au passé. Profiter de l'instant présent.  Et le présent est beau car cette aventure qui n'arrive pas souvent dans une vie est merveilleuse. 

On ne sera pas trois frères sur l'arrivée à Compostelle.  Mais Paul sera avec nous par la pensée j'en suis sûr. 

On est arrivé doucement mais sûrement à Villafranca del Bierzo, village aux allures d'un village Suisse. Il paraît qu'elle avait autrefois un maire pour les autochtones et un pour les francs. D'où certainement son nom.

L'albergue est en fait un refuge qui nous a été recommandé par le groupe de pelerins dont la canadienne Francine. Très déçus notamment au niveau des dortoirs avec des lits entassés et peu de place entre chacun. J'ai compté ce soir l3 filles et 3 garçons (dont Francis et moi) dans cette chambre...un refuge aux allures de Harem, non? Mais comme d'habitude , très sages! Donc nuit calme et rien à noter à part l'habituelle sérénade de ronfleurs et le smartphone qui est tombé du lit du haut sur la tête de Francis dans la nuit. Un coup de téléphone!

Buen Camino hermanos

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02/06 en

 02/06

Wake up at 6 in Ponferrada for the 3 brothers after a fairly chopped night: Francis had an asthma attack and the Italian  pilgrim who was sleeping in our room made a few noisy trips  between his bed and the bathroom.

During the night I  thought that the risk seemed to be important to an early give up of my brothers. Francis due to asthma and Paul due his mustle pain which becoming stronger (which is normal during the first 3 days).  Francis reassured me: this kind of effort is good for asthma. As for Paul I was much less confident because in our conversations came back as a leitmotif the "I do not know if I could keep going" ...

Breakfast in the albergue, which is rare at 6:30. It is usually not possible before 7.00 and it  is late to start walking especially if we don't walk at fast speed. And this is our case.

After a little more organized preparations than yesterday and  Paul's car parked in the parking lot for the next 9 days, we take the way.

The output of Ponferrada along a major road was long, uninteresting and discouraging when not mentally strong for this kind of walk. For me this routine became my drug whatever the quality, beauty and landscape of the stage. But it  may be harmful for people just starting the adventure.

The first 9 km in the city and then in the middle of orchards on the asphalt but still at a slow pace, seemed interminable. We finally find a small bar for a "cafe con leche" that our body asked. Paul gets up to go to the toilet and will certainly think about the pros and cons of this pilgrimage. The decision, however, that Francis and I expected later came suddenly. Paul gives up. "Too much pain, too much km, too much routine, not the mind for such hiking ," he said. I would say he is simply not ready for the road to Compostela. The pilgrimage cannot be done without an objective, a purpose. The aim to walk along with his brother in the last part of a pilgrimage is adorable but not sufficient. Without this motivation we see more constraints than benefits. But he made the effort to come and believed in this experience.  This is what I will remember.

After  making this announcement, a question  remains:  will Francis my other brother stay with me or go back with Paul? he was very annoyed to let Paul go back alone on these 10h drive but had a huge desire to go with me. However the big blisters began to form under the foot. If he comes with me he  takes the risk to give up but have no way  to return to France from a place with no public transport...

The decision had to be made quickly. I did  not intervened to avoid influencing Francis in his decision. Perhaps continuing  this experience without Paul no longer had the same interest? perhaps he still wanted to continue with me because his goal was really to walk the way up to the end? After a few seconds that lasted like minutes and with the Paul's encouragement  to keep going he decided to continue the adventure. It was like koh-lanta reality show. Yet it was not a show but a reality.

Our paths split, Paul alone in the path back to Pontferrada , to pick up  his car and sign the end of the adventure and Francis and me walking to the next stage.

The remaining of this stage has been full of emotion and sadness. But that's camino life. Do not think about the past. Enjoy the present moment.And the present moment is good because this adventure that does not happen often in a life is wonderful.

However the picture of  the three brothers arriving in Compostela that I had in mind will never exist. But Paul will be with us in spirit I am sure.

We arrived slowly but surely in Villafranca del Bierzo, village-like a Swiss village. In the past there were two mayors : one for the local and the other for the french people. This is were this city name "villafranca" comes.

The albergue is actually a "shelter" (refugio) that was recommended by the group of pilgrims with Francine, the Canadian lady. Very disappointed especially because of crowded dormitories with little space between each bed. I counted tonight 13 girls and 3 boys (including Francis and me) in that room ... a shelter that looked like a Harem, right? But as usual, very wise!So quiet night and nothing noteworthy except for the usual  snorers serenade and a smartphone that fell from the top bunk on Francis' head in the night. No hurt.

Buen camino hermanos

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